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"L'Amour triomphe de la haine comme la Lumière triomphe de l'obscurité". MARTIN LUTHER KING Catégorie : Blog Journal intime Date de création :
20.12.2006 Dernière mise à jour :
20.08.2008
Aujourd'hui vendredi 15 août 2008, c'est l'Assomption.
L'Assomption de Marie est un dogme de l'Église catholique romaine selon lequel, au terme de sa vie terrestre, la mère de Jésus aurait été « élevée au ciel ». Le terme assomption provient du verbe latin assumere, qui signifie prendre, enlever.
L'Assomption est aussi le nom de la fête catholique célébrant l'assomption de Marie, le 15 août.
Histoire :
Rien n'est dit dans les Évangiles sur la fin de vie de Marie. Une tradition rapporte que l'Assomption aurait eu lieu à Éphèse à la Maison de la Vierge Marie, accompagnée de l'apôtre Jean, à qui le Christ, sur la croix, avait confié Marie ; une autre tradition parle de Jérusalem.
Quoi qu'il en soit les catholiques ont adopté cette croyance avec ferveur, au point qu'en France le roi Louis XIII avait fait du 15 août la fête nationale, décision reprise par la Restauration après que Napoléon Ier y a substitué une éphémère « Saint Napoléon ». Le 15 août est toujours la fête nationale des Acadiens. En France, elle demeure la fête patronale de nombreux villages, les églises ou cathédrales dédiées à Notre-Dame-de-l'Assomption sont nombreuses, et le 15 août est le jour le plus important de l'année à Lourdes.
La République française en a fait un jour férié.
Définition :
Le 1er novembre 1950, l'Assomption de Marie est établi sous forme de dogme par la constitution apostolique Munificentissimus Deus du pape Pie XII. La constitution dogmatique Lumen gentium du concile Vatican II 1964) énonce :
« Enfin la Vierge immaculée, préservée par Dieu de toute atteinte de la faute originelle, ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l'univers, pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils, Seigneur des seigneurs, victorieux du péché et de la mort. »
Point de vue des autres Églises chrétiennes [modifier]
L'Église orthodoxe célèbre la Dormition de la Mère de Dieu, c'est-à-dire sa mort, entourée des apôtres, et sa résurrection. Si la célébration de la Dormition est très proche de la fête catholique de l'Assomption, elle n'en diffère pas moins. L'Église orthodoxe adresse au dogme catholique de l'Assomption les mêmes critiques qu'à celui de l'Immaculée Conception :
- d'une part il est contraire à la foi des Pères de postuler la Très Sainte Mère de Dieu comme « préservée par Dieu de toute atteinte de la faute originelle » : ce serait en faire une personne à part du genre humain, supprimant toute liberté pour la Vierge Mère de dire "non", faisant perdre de ce fait sa valeur salvatrice à la réponse positive qu'elle fit à l'annonce de l'ange Gabriel (Je suis la servante du Seigneur : qu'il me soit fait selon ta Parole !) ;
mais surtout postuler la Vierge Marie comme préservée du péché originel, c'est-à-dire sauvée par avance, serait la rendre hors d'atteinte de la mort — ce que laisse dans le vague le Catéchisme de l'Église catholique.
L'Église Orthodoxe affirme qu'elle est morte et ressuscitée, ce qu'elle nomme la Dormition de la Mère de Dieu : "Si Elle resta encore dans le monde, si Elle se soumit aux conditions de la vie humaine jusqu'à accepter la mort, c'est en vertu de sa volonté parfaite, dans laquelle elle reproduisit la kénose volontaire de son Fils. Mais la mort n'avait plus d'emprise sur Elle : comme son Fils, elle est ressuscitée et montée au Ciel, première hypostase humaine qui réalisa en Elle la fin dernière pour laquelle fut créé le monde."
Le protestantisme refuse cette doctrine, ou croyance, qui n'est pas relatée dans les livres, seuls considérés comme inspirés de Dieu par tout le milieu chrétien, et dans laquelle il voit une nouvelle tendance de l'Église catholique à la « mariolâtrie ».
1791
septembre
Olympe de Gouges publie un ouvrage "féministe"
La femme de lettres française publie "la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne". Elle y prône l’émancipation féminine, notamment au travers de l’égalité entre les sexes. Selon son ouvrage, la femme devrait être considérée comme citoyenne à part entière. Le préambule du texte s’adresse à Marie-Antoinette, à qui elle implore de défendre jusqu’au bout le "sexe malheureux". Ses actions ne se limitent toutefois pas à la condition de la femme. Olympe de Gouges s’était déjà engagée corps et âme dans la Révolution. Elle soutiendra également les Girondins au travers de ses écrits et ira jusqu’à défendre le roi Louis XVI. Ses agissements lui vaudront d’être guillotinée en 1793. Elle sera considérée plus tard comme l’une des toutes premières "féministes".
1792
Pamphlet "féministe" de Mary Wollstonecraft
La femme de lettres britannique Mary Wollstonecraft publie "Vindication of the Rights of Woman" ("Défense des droits de la femme"). Selon elle, les femmes devraient bénéficier d’une éducation semblable à celle de l’homme et devraient pouvoir jouir de la même liberté. Elle épousera William Goldwin et mettra au monde une certaine Mary, connue plus tard sous le nom de Shelley. Mary Wollstonecraft sera considérée comme l’un des précurseurs du mouvement féministe.
1792
20 septembre
Première loi française sur le divorce
L'Assemblée législative vote le divorce. La nouvelle loi a un impact très fort sur la population. A partir de l'an VII (fin 1798 et 1799), un mariage sur trois est dissout à Paris. Auparavant, le mariage était un sacrement indissoluble qui relevait de l'église. Pourtant le divorce existait déjà à l'époque romaine mais il avait disparu peu à peu sous l'influence des juridictions ecclésiastiques. La nouvelle loi sera abolie en 1816 sous Louis XVIII, puis rétablie en 1884.
1793
30 octobre
Interdiction des clubs féminins.
Les femmes n'ayant aucun droit politique, la Convention leur interdit de se réunir en club. L'assemblée craint que ces regroupements ne soient des réunions politiques.
1804
21 mars
Publication du Code Civil
La loi du 30 ventôse an XII instaure le Code civil. Voulu par le Premier consul Napoléon Bonaparte, ce recueil de textes établit un arsenal juridique unique qui s'applique sur tout le territoire et pour tous les Français. S'inspirant du droit révolutionnaire et du droit romain, le Code Civil consacre les grands principes de la Révolution : liberté de la personne, liberté et sûreté de la propriété, abolition de la féodalité, laïcité, etc. Les femmes ne bénéficient pourtant pas des mêmes droits que les hommes. En effet, l'accent est mis sur leur "incapacité civile".
1838
Flora Tristan est touchée au poumon
La jeune franco-péruvienne reçoit une balle en plein poumon, tirée par son époux, André Chazal. Depuis des années, elle s’efforçait de fuir cet homme violent et jaloux, qu’elle avait épousé par obligation. Survivant à sa blessure, Flora Tristan luttera alors activement pour la liberté de la femme et, surtout, pour la restitution du divorce. Initiatrice du mouvement féministe à venir, elle étendra aussi ses actions socialistes aux droits des travailleurs, étant elle-même ouvrière. Femme lettrée, elle publiera "Pérégrinations d’une paria" et "Unité ouvrière". En 1975, un refuge pour femmes battues portant son nom ouvrira ses portes en France.
1851
15 août
Une femme reçoit la légion d'honneur
La Bretonne, Angélique-Marie Duchemin, 79 ans, ancien soldat de la République, reçoit des mains de Louis-Napoléon Bonaparte, futur empereur Napoléon III, la légion d'honneur. Elle est la première femme à recevoir cette décoration qui a été instituée par Napoléon Bonaparte en 1802 pour récompenser les hauts faits civils et militaires. Elle mourra aux Invalides en 1859.
1869
Les femmes du Wyoming peuvent voter
Le Wyoming est le premier état américain à autoriser le suffrage féminin. Depuis déjà des années, les Américaines luttent pour leur droit politique, organisant plusieurs associations pour le suffrage des femmes. Par la suite, plusieurs États américains prendront modèle sur le Wyoming et permettront aux femmes de participer aux élections. Il faudra toutefois attendre 1920 pour que la Constitution américaine soit modifiée et autorise le vote des femmes de manière définitive sur tout le territoire.
1872
août
Louise Michel est déportée à Nouméa
Militante française, Louise Michel est condamnée à la déportation pour sa participation à la Commune de Paris. Arrivée en Nouvelle-Calédonie, elle se dévouera à la cause du peuple kanak, luttant pour leur liberté. Elle sera finalement amnistiée en 1880 et retrouvera la capitale française. Avant de rejoindre la Commune, Michel Louise s’était ralliée très tôt à l’opposition républicaine. Elle avait également rejoint la Iere Internationale et, par la même occasion, soutenu l’émancipation féminine.
1880
21 décembre
Création de lycées pour filles
Le député de gauche et proche de Jules Ferry, Camille Sée fait de l'enseignement supérieure des jeunes filles une affaire d'état en créant des institutions publiques. Il décrète: "Les filles sont aussi aptes que les garçons à recevoir l'éducation secondaire".Grâce à la loi Sée, l'instruction des filles ne sera plus dispensée que par les seules écoles privées ou religieuses. Des externats sont institués laissant aux municipalités la possibilité de créer des internats. L'enseignement de la religion disparaît au profit de la morale. Il faudra toutefois attendre 1925 pour que les programmes enseignés aux filles soient les mêmes que ceux destinés aux garçons. L'adoption de la loi Sée provoque un débat houleux à la chambre et au Sénat, notamment auprès de l'Eglise qui s'oppose à ce que l'on forme des "femmes libres penseurs".
1884
27 juillet
Le divorce est rétabli
Supprimé en 1816 pour incompatibilité avec le catholicisme, le divorce est à nouveau en vigueur grâce à la loi Naquet. Dorénavant, il est possible de se séparer, mais uniquement pour fautes, et à condition d’en apporter les preuves. De plus, chaque faute fait l’objet d’une sanction, qui peut aller jusqu’à l’emprisonnement. Il faudra attendre la loi de 1975 pour que le divorce par consentement mutuel soit autorisé.
1893
27 novembre
Droit de vote pour les Néo-Zélandaises
La Nouvelle-Zélande est le premier pays à attribuer le droit de vote aux femmes, et le seul à le faire au XIXème siècle. Ce droit est obtenu après une pétition d’une impressionnante ampleur : près d’un quart de la totalité des femmes adultes du pays l’ont signée. Toutefois, les femmes ne seront éligibles qu’à partir de 1919.
1900
1 décembre
Les femmes françaises accèdent au barreau
Une loi française autorise les femmes à exercer la profession d'avocat. En 1897, Jeanne Chauvin, pourvue de tous les diplômes requis, n'avait pas eu le droit de prêter serment devant la Cour d'Appel de Paris. Au XXIe siècle, les avocates représenteront près de la moitié des effectifs.
1908
21 juin
Les "suffragettes" dans les rues de Londres
Quelque 250 000 femmes manifestent à Hyde Park, à Londres, pour demander le droit de vote des femmes. Le mouvement des "suffragettes" a été fondé cinq ans plus tôt par Emeline Pankhurst et sa fille Christabel. Celles-ci n'hésitent pas à recourir à des actes spectaculaires. Ainsi en 1905, Christabel a craché au visage d'un policier. En 1918, elles obtiendront une première victoire avec l'octroi du droit de vote des femmes de plus de 30 ans. Les femmes britanniques obtiendront vraiment le droit de vote en 1928.
1909
13 novembre
Churchill est malmené par une suffragette
Le ministre du commerce britannique, Winston Churchill est frappé au visage par une suffragette de 25 ans à la gare de Bristol. Membre du groupe "L'union féminine sociale et politique" créée en 1903, la jeune militante, comme l'ensemble des "suffragettes", revendique le droit de vote des femmes. Au moment de donner un coup de fouet à Churchill, elle dit ces mots: "Vous ne l'avez pas volé et ce n'est pas fini. Les femmes britanniques vous en feront voir d'autres..."
1920
31 juillet
L’avortement est interdit
Une loi est votée en France et stipule que l’avortement est strictement interdit. La contraception est également passible d’une amende, voire d’une peine de prison. Toute information diffusée sur le sujet peut également aboutir à une pénalité. Le gouvernement espère ainsi augmenter le taux de natalité, au détriment de la condition féminine. En 1942, l’avortement est déclaré "Crime contre l’État". Les femmes y ayant recouru ou l’ayant pratiqué seront condamnées à la peine de mort. Ce sera le cas de Marie-Louise Giraud, guillotinée en 1943. Il faudra attendre 1975 pour que l’interruption volontaire de grossesse (IVG) soit autorisée.
1944
21 avril
Les femmes obtiennent le droit de vote
La France combattante à Alger accorde le droit de vote aux femmes, près d'un siècle après l'adoption du suffrage universel masculin. La France est l'un des derniers pays d'Europe a avoir accordé le droit de vote et d'éligibilité aux femmes, juste avant l'Italie, la Belgique, la Grèce et la Suisse. Les femmes useront de ce droit pour la 1ère fois aux élections municipales du 29 avril 1945.
1945
21 octobre
Les femmes votent pour la première fois en France
Les femmes participent massivement pour élire les membres de la nouvelle assemblée constituante. L'ordonnance du 5 octobre 1944, leur avait accordé le droit de vote. Elles le mettent en pratique pour la première fois de l'histoire de France. Le suffrage universel prend tout son sens.
1949
1 mai
Publication du "Deuxième sexe"
Simone de Beauvoir publie un essai retentissant sur la condition féminine. Intituté "le Deuxième sexe", son ouvrage prône l'émancipation de la femme, possible uniquement par l'acquisition de son indépendance. Elle dénonce ainsi une société qui aliène la gent féminine et de laquelle il faut se soustraire pour atteindre la liberté. D'après elle, "on ne naît pas femme, on le devient".
1960
9 mai
La pilule mise en vente aux Etats-Unis
La Food and Drug Administration (FDA) autorise la commercialisation de la pilule contraceptive mise au point par l'Américain Gregory Pincus. En France en 1920, pour redresser la démographie, une loi a interdit toute propagande anticonceptionnelle. Ce n'est quand 1967 que la loi du député Lucien Neuwirth légalisera la contraception.
1965
13 juillet
La femme est libre de travailler
Une loi et promulguée en France et permet à la femme de travailler sans l’accord de son mari. Elle autorise également les épouses à gérer leurs biens librement. Elles peuvent désormais ouvrir un compte à leur nom, même contre l'avis de leur mari. En 1938, l’incapacité de la femme mariée, citée dans le Code civil de 1804, avait déjà été supprimée, affaiblissant la domination de l’homme sur son épouse.
1966
Betty Friedan fonde l’Organisation nationale des femmes
Écrivain et féministe américaine, Betty Friedan met en place la "National Organization for Women", connue sous l’acronyme "NOW". Elle cherche ainsi à lutter pour obtenir l’égalité totale entre les deux sexes. Quelques années plus tôt, elle avait publié un ouvrage retentissant pour la cause féministe : "la Femme mystifiée", "The Feminine Mystique". Dans cet essai, elle s’opposait au fait que le rôle de la femme au sein de la société ne se limite qu’à sa vie maritale et maternelle. Selon elle, la femme était engluée dans de fausses valeurs, ce qui l’empêchait de s’épanouir autrement qu’au travers de son rôle de mère et d’épouse. L’année suivante, le Women’s Liberation Movement naîtra aux États-Unis sous l’impulsion de quelques militantes du NOW. Appelée Women’s Lib, l’organisation luttera en faveur de l’avortement et pour l’égalité des sexes dans les milieux professionnels.
1967
28 décembre
Vote de la loi Neuwirth
Après des débats passionnés, l'Assemblée vote enfin le projet de loi dit "Neuwirth" du nom du député qui l'a proposée, Lucien Neuwirth. Elle abroge la loi du 31 juillet 1920 qui interdisait toute contraception. Celle-ci est désormais autorisée mais n'est pas remboursée par la Sécurité sociale. L'avortement reste, lui, interdit jusqu'à l'adoption de la loi Veil en 1975.
1969
17 mars
Une femme Premier ministre en Israël
A 71 ans, Golda Meir succède à Lévi Eshkol au poste de Premier ministre. Ancienne secrétaire générale du parti social démocrate, le Mapaï, elle a été le premier ambassadeur israélien en Russie entre 1948 et 1949. A son arrivée à la tête de l'état israélien Golda Meir annonce avec fermeté qu'elle ne renoncera pas aux territoires gagnés lors de la guerre des six jours (juin 1967). Golda Meir démissionnera en 1974 après la guerre du Kippour .
1970
26 août
Le Mouvement de libération des femmes est né
Des groupes de femmes se réunissent afin de déposer une gerbe sur la tombe du "soldat inconnu" mais destinée à la "femme inconnue", dénonçant le manque de reconnaissance vis-à-vis des femmes. Elles sont arrêtées par la police mais cet événement donne naissance au Mouvement de libération des femmes (MLF). Sans leader, cette organisation va fédérer plusieurs groupes de différentes tendances politiques, philosophiques ou sociologiques. Selon les membres, la femme n’est pas suffisamment entendue au sein de la société, bien qu’elle obtienne de plus en plus de droits. La presse et l’édition seront leurs principaux moyens de communication. Très vite, le mouvement prendra de l’ampleur, notamment grâce à Antoinette Fouque, Simone de Beauvoir ou encore, Christine Delphy. Les actions de chaque groupe tourneront autour de la protection de la femme, de la lutte pour ses droits et contre la violence, ainsi que pour l’avortement.
1971
5 avril
Publication du "Manifeste des 343"
Sous l’impulsion du Mouvement de libération des femmes, le journal du "Nouvel Observateur" publie une pétition portant 343 signatures de femmes. Toutes déclarent avoir recouru à l’avortement au cours de leur vie. L’IVG étant sévèrement puni par la loi, elles courent des risques afin de changer la législation. Elles réclament en effet le droit d’accéder librement à la contraception, ainsi que celui d’avorter en toute légalité. Parmi ces signatures figurent celles de personnalités très en vogue, telles que Simone de Beauvoir, Catherine Deneuve, Jeanne Moreau, Françoise Sagan, Delphine Seyrig… Le scandale est retentissant. La loi Veil autorisera l’avortement en 1975.
1972
11 octobre
Le procès de Bobigny s’achève
Jugée pour avortement, Marie-Claire Chevalier est relaxée, au terme de plusieurs semaines de procès. Dès l’ouverture de l’affaire, les féministes du Mouvement de libération des femmes avaient réagi. Déjà l’année précédente, la pétition du "manifeste des 343" avait été publiée pour lutter en faveur de l’interruption volontaire de grossesse et de la contraception gratuite. La libération de la jeune femme apparaît comme un grand pas en avant pour ce combat mené depuis des années pas les féministes.
1972
22 décembre
Rémunération égale entre hommes et femmes en France
Une loi est promulguée et complète le Code du travail. Désormais, l’égalité des salaires entre hommes et femmes à travail égal devra être respectée.
1974
16 juillet
Françoise Giroud secrétaire d'Etat
Le président Giscard d'Estaing choisit la journaliste Françoise Giroud, pour devenir la première secrétaire d'Etat à la Condition féminine. Cofondatrice du magazine "l'Express" avec Jean-Jacques Servan-Schreiber et directrice de la publication, elle est considérée comme l'une des meilleures journalistes de sa génération.
1974
4 décembre
Nouvelle avancée pour la contraception
Une nouvelle loi autorise la délivrance de la pilule contraceptive aux mineures sans l'autorisation de leurs parents. Elle garantie anonymat et gratuité dans les centres de planification familiaux. Ce nouveau texte vient parfaire la loi Neuwirth du 28 décembre 1967 qui légalise l'utilisation de la pilule.
1975
17 janvier
Vote de la Loi Veil
La ministre de la Santé de Valéry Giscard d'Estaing fait voter son texte autorisant l'avortement en France avec l'appoint des voix de gauche, après un débat houleux. La loi est votée à titre provisoire pour une période de 5 ans. Elle sera reconduite le 31 décembre 1979.
1977
16 décembre
La Journée internationale de la femme est officielle
Les Nations Unies reconnaissent la Journée internationale de la femme, à la date du "8 mars". Toutefois, cette journée avait déjà été mise en place dans les années précédentes. Dès 1910, une conférence internationale des femmes socialistes se déroulait à Copenhague et avait lancé l’idée. En 1917, le 8 mars, une grande manifestation de femmes ouvrières se déroulait à Saint-Pétersbourg pour l’amélioration des conditions de travail. Durant le début du XXe siècle, une succession d’autres manifestations féminines s’organisaient partout dans le monde, souvent à la date du 8 mars. En 1921, Lénine décréta lui-même la Journée internationale de la femme à cette même date. En France, la Journée sera officialisée en 1982.
1980
6 mars
Une femme à l'Académie française
Marguerite Yourcenar est la première femme élue à l'Académie française. A 76 ans, l'auteur des "Mémoires d'Adrien" et de "L'Oeuvre au noir" prend le fauteuil de Roger Caillois. Son admission au côté des "sages" a provoqué une vive polémique parmi les académiciens.
1990
29 mars
Dépénalisation de l'avortement en Belgique
La Chambre des députés belges approuve la loi sur la dépénalisation de l'avortement à 126 voix contre 69 et 12 abstentions. Fervent catholique, le roi des Belges, Baudouin, affirme que sa conscience ne lui permet pas de signer le texte sur l'IVG. Il abdique pour une durée de 36 heures, en accord avec l'article 82 de la Constitution qui invoque "l'impossibilité de régner".
1991
15 mai
Une femme premier ministre
Edith Cresson est appelée à remplacer Michel Rocard à la tête du gouvernement. Première femme à accéder à ce poste dans l’histoire de la France, elle n'y restera en fait que 10 mois, pour démissionner après la défaite de la gauche aux régionales. Elle semble en fait victime du conservatisme de la classe politique vis-à-vis des femmes, mais aussi d’initiatives impopulaires et de remarques malheureuses, notamment sur l’homosexualité supposée des anglo-saxons.
1995
15 septembre
Les droits des femmes à l'ONU
La déclaration finale de la conférence de l'ONU consacrée aux femmes réaffirme que "les droits des femmes sont partie intégrante et indivisible des droits humains". Elle a été adoptée par les 181 délégations participants aux débats. Les Etats catholiques et musulmans ont essayé, en vain, d'exclure la notion de "sexualité" des textes.
2000
6 juin
Loi sur la parité en France
Une loi est votée pour assurer la parité au sein des milieux politiques. Désormais, l'accès aux mandats électoraux et aux fonctions électives devra concerner autant d'hommes que de femmes. La loi s'applique aux élections municipales, seulement si les communes concernées possèdent plus de 3500 habitants. Elle prend également effet sur les élections régionales, sénatoriales (selon une proportionnalité), et européennes. Quant aux élections législatives, les partis politiques sont obligés de respecter cette loi lors de la présentation des listes électorales, sous peine d'être financièrement pénalisés. En 1995, un Observatoire de la parité avait été créé afin d'étudier les inégalités entre hommes et femmes dans les domaines politique, économique et social.
2003
1 février
Naissance de Ni putes ni soumises
La "Marche des femmes contre les ghettos et pour l'égalité" s’élance de Vitry-sur-Seine en hommage à Sohane Benziane, 17 ans, brûlée vive quelques mois plus tôt pour s’être affichée avec son petit ami. C’est le point de départ d’une marche qui, après 23 étapes en France, regroupera 30 000 personnes le 8 Mars suivant à Paris. Décidé à briser le silence entourant la condition féminine dans les cités "difficiles", le mouvement dénonce les violences, les "tournantes" mais aussi les atteintes quotidiennes à la liberté.
1er juillet : Thierry "A la saint-Thierry, aux champs jour et nuit."
2 juillet : Martinien, Visitation "S'il pleut à la visitation, pluie à discrétion "
3 juillet : Thomas, Anatole "A saint-Anatole, confitures sans la casserole "
4 juillet : Florent, Berthe "Pour la sainte-Berthe se cueille l'amande verte, si elle n'est pleine que de lait il faut laisser mûrir le blé "
5 juillet : Antoine, Zoé "Chaud juillet sur frais juin, peu de blé mais bon vin "
6 juillet : Mariette "Ciel de juillet rouge au matin, est un pluvieux voisin"
7 juillet : Raoul "Juillet c'est le mois des moissons, on met la faux au sillon "
8 juillet : Thiébaut "A la saint-Thiébaut sème tes raves arrache tes aulx"
9 juillet : Amandine, Procule "Après saint-Procule arrive la canicule"
10 juillet : Ulrich, Félicité "Le jour de la saint-Félicité est un beau jour dans l'année "
11 juillet : Benoît "Qui dort en juillet jusqu'au soleil levant, mourra pauvre finalement"
12 juillet : Olivier, Savin "Rosée du jour de saint-Savin, est dit-on rosée de vin "
13 juillet : Henri, Joël "Quoi que fasse saint-Henri, le paysan en rit "
14 juillet : Fête nationale française et fête des Camille "De juillet chaud vient un automne, pendant lequel souvent il tonne "
15 juillet : Donald "Jamais en juillet sécheresse n'a causé la moindre détresse "
16 juillet : Notre Dame Mont-Carmel "En juillet mois d'abondance, le pauvre a toujours sa pitance."
"A la fête du Mont-Carmel mieux vaut chèvre que vache à lait. "
17 juillet : Charlotte, Alexis "A saint-Alexis, foin occis"
18 juillet : Frédéric "Juillet, orage de nuit, peu de mal, mais que de bruit ! "
19 juillet : Arsène "De juillet la chaleur, fait de septembre la valeur"
20 juillet : Marina, Marguerite "S'il pleut à sainte-Marguerite, les noix seront gâtées bien vite "
21 juillet : Victor "A saint-Victor le moissonneur ne dort. S'il pleut à la Saint-Victor, la récolte n'est pas d'or. "
22 juillet : Marie-Madeleine "A la sainte-Madeleine les noix sont pleines, à la saint-Laurent mets le couteau dedans."
23 juillet : Brigitte "Nuages de la sainte-Brigitte, par le soleil sont chassés vite"
24 juillet : Christine "A la sainte-Chrisitine, coupe le blé plie l'échine "
25 juillet : Jacques "Si Jacques l'Apôtre pleure, bien bien peu de glands il demeure "
26 juillet : Anne "De saint-Anne à saint-Laurent, plante des raves en tout temps "
27 juillet : Nathalie "A la sainte-Nathalie, temps joli"
28 juillet : Samson "Si le jour de saint-Samson le pinson est au buisson, tu peux bon vigneron défoncer ton poinçon"
29 juillet : Marthe "A sainte-Marthe, prunes mûres bonne tarte"
30 juillet : Juliette "Bon fermier, à la sainte-Juliette doit vendre ses poulettes"
31 juillet : Ignace de Loyola, Germain "Chaleur du jour de saint-Germain, met à tous le pain dans la main"
Ma classe de cours préparatoire ressemblait exactement à cette photo...
Je pense que cette photographie va faire ressurgir des souvenirs à nombreuses et nombreux d'entre vous...
L'odeur de la cire le lundi matin,
l'encrier, et la dame de service qui venait le remplir lorsqu'il était vide
le porte-plume et les plumes sergent-major,
le bouquet de fleurs sur le bureau de la maîtresse : chaque lundi matin, il y avait un bouquet tout frais cueilli par un ou une des élèves ou même plusieurs,
le vieux poële...
la carte de France
les pupitres
le tableau noir qui était repeint dès qu'il présentait des signes d'usure et
la cloche car la sonnette à l'heure de la récréation et de la sortie n'existait pas encore...
Les lois Jules Ferry sont, en France, une série de lois sur l'école primaire, rendant l'enseignement primaire public gratuit (1881), ce qui permit de le rendre ensuite obligatoire (1882). En 1882 l'enseignement devient également laïque. Il est à noter que c'est une obligation d'instruction et non de scolarisation, l'art 4 indiquant que l'instruction peut être donnée dans les établissements d'instruction, les écoles publiques ou libres ou dans les familles. L'école n'a donc jamais été obligatoire.
Ces lois ont pour conséquence une scolarisation complète — donc une alphabétisation — des enfants français. Elles sont à la base de l'évolution et de l'éducation de la population française, tant culturellement que scientifiquement.
Ces lois sont une conséquence de la guerre de 1870, perdue contre la Prusse. Les soldats allemands étant jugés mieux instruits que les Français, la IIIe République chercha à compenser ce handicap, afin de préparer la revanche.
L'enseignement sera donné en français, la question de l'enseignement dans les langues locales (que ce soit breton en Bretagne ou kabyle en Algérie) ne sera jamais posée.
Pour certains, le vendredi 13 est synonyme d'événements malheureux et de catastrophes inexpliquées. Pour d'autres, cette date est au contraire associée à la chance. Mais d'où vient cette superstition ?
Les origines :
Une superstition remontant à la Bible :
La croyance associant le vendredi 13 au malheur aurait des origines bibliques. D'après le Nouveau Testament, lors de la Cène, dernier repas du Christ, les participants auraient été au nombre de 13 : Jésus et ses 12 apôtres, "Simon, appelé Pierre, et André, son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère ; Philippe, et Barthélemy ; Thomas, et Matthieu, le publicain ; Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote (ou le Cananite), et Judas l'Iscariote, celui qui livra Jésus. » (Evangile de Matthieu).Pour ce qui est de la crainte du vendredi, elle viendrait du fait que le Christ aurait été crucifié un vendredi.
Les croyances nordiques
La crainte du vendredi 13 puiserait également ses origines dans les mythes nordiques antiques.
La mort du Dieu Balder :
Selon la mythologie nordique, Odin, dieu des guerriers, avait un jour réuni onze de ses amis dieux pour un diner, dans sa demeure de Valhalla. Loki, dieu de la guerre et du mal, vexé de ne pas être de la fête, décida de s'inviter malgré tout. Seulement, ce treizième invité surprise n'était pas le bienvenu. Le fils d'Odin, le beau Balder, dieu de l'amour et de la lumière, tenta de chasser l'intrus. Une bataille éclata entre les deux dieux qui se vouaient une haine depuis toujours. Loki, dieu jaloux et malveillant, lui décocha une flèche empoisonnée en plein coeur, abattant Balder le "bien aimé". Depuis cette légende, dans les pays scandinaves, le chiffre 13 est considéré comme maudit et être 13 à table porterait malheur.
Frigga ou la diabolisation des croyances païennes :
Dans la mythologie nordique, Frigga (ou Freya) était la reine des dieux, déesse de l'amour et de la fertilité. Elle était célébrée par ses adorateurs le vendredi. Le mot "friday", vendredi en anglais, viendrait d'ailleurs de cette célébration et signifierait "Freya's day". Mais aux Xe et XIe siècles, les pays du nord sont progressivement convertis au christianisme. On se met alors à raconter que Frigga est en réalité une sorcière et qu'elle a été bannie au sommet d'une montagne. Pour se venger, elle inviterait, tous les vendredis, le diable et 11 sorcières pour maudire les hommes et leur jeter de mauvais sorts.
Mythologies gréco-romaines :
Les Grecs et les Romains donnent au chiffre 13 une connotation négative. Ces deux mythologies, qui comportent de grandes similitudes, associent toutes deux le chiffre 12 à la régularité et la perfection. Ainsi, il y a 12 dieux olympiens, 12 constellations, 12 signes du zodiaque, 12 heures du jour et de la nuit. Le nombre 13, qui implique d'ajouter une unité au 12 parfait, vient rompre ce cycle régulier et introduit le désordre. Détruisant l'harmonie, il est synonyme de malheur. Pour ce qui est du vendredi, il est associé aux événements malheureux puisque c'est ce jour-là, dans la Rome antique, que se déroulent généralement les exécutions des comdamnés à mort.
Calculer la fréquence des vendredis 13 :
Une distribution annuelle ayant fait l'objet de savants calculs :
Plusieurs démonstrations mathématiques ont prouvé que toute année comporte, au minimum, un vendredi 13 et, au maximum, 3 vendredis 13. Par ailleurs, deux mois consécutifs peuvent comporter chacun un vendredi 13 : cela a été le cas en 1998 (vendredi 13 février et vendredi 13 mars).
Plusieurs mathématiciens se sont penchés sur la fréquence à laquelle tombaient les vendredis 13. Dean Huffman, de l'Université du Texas, a ainsi montré qu'il y avait 7 intervalles de jours possibles sans aucun vendredi 13 : 27, 90, 181, 244, 272, 335 ou encore 426 jours (à cheval sur deux ans). Il faut remonter aux périodes du 13 juillet 1990 au 13 septembre 1991 et du 13 août 1999 au 13 octobre 2000 pour trouver ces intervalles bénis, sans aucun vendredi 13. Il semblerait, par ailleurs, que le 13 du mois aurait légèrement plus de chances de tomber sur un vendredi que sur n'importe quel autre jour de la semaine. Ce serait l'adoption du calendrier grégorien, adopté, coïncidence troublante, par Grégoire XIII, qui serait responsable de cette prédominance du vendredi 13.